Responsable

  • Jacqueline Best, École d’études politiques

Aperçu

  • Ce projet vise à examiner le rôle de « l’autorité experte » – son déclin, son ascension et sa transformation – dans les récents changements au sein de la gouvernance du financement du développement. En retraçant l’érosion de l’ère des ajustements structurels et l’émergence de nouvelles stratégies de gouvernance au FMI et à la Banque mondiale, le projet cherche à comprendre pourquoi cette érosion de l’autorité experte s’est produite, comment les nouvelles pratiques émergentes cherchent à réinstaurer cette autorité et quels en sont les implications pour les institutions financières internationales et pour la gouvernance mondiale, plus généralement.
  • Le projet porte sur quatre larges tendances dans les politiques auxquelles ont participé les organisations de financement du développement au cours de la dernière décennie : les stratégies de standardisation, d’appropriation, de gestion du risque et de mesure des résultats. Les acteurs qui élaborent ces nouvelles stratégies de gouvernance ne cherchent pas qu’à rétablir les bases de leur autorité d’experts, mais tendent de plus en plus vers une forme différente d’autorité : une forme plus populaire, basée sur l’inclusion de plus d’intérêts, sur la participation de plus d’acteurs et sur l’approbation d’un public plus large.
  • Cependant, plusieurs tensions existent entre la poursuite de l’autorité experte et populaire, ce qui induit une certaine résistance au sein des organisations-mêmes. Ces tensions, à leur tour, aident à la création de nouvelles, plus provisoires, d’expertise et de pratiques de gouvernance – agissant sur des objets plus complexes, anticipant un futur incertain, tout en se protégeant contre les risques de l’inconnu. Ainsi, l’expertise est devenue plus contestée et fragile – un changement qui a des répercussions profondes sur la façon dont les enjeux sont gouvernés globalement.
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