Date: 3 novembre 2014 - 12:00 pm
Lieu: FSS6032, 120 University Private, Ottawa
BENOIT HARDY-CHARTRAND, Centre pour l’innovation dans la gouvernance internationale (CIGI).
Présenté par le CÉPI.
Gratuit. Événement bilingue. Aucune inscription requise. Les places sont limitées et disponibles sur la base du « premier arrivé, premier servi ».
Baladodiffusion:
[audio:http://web20.uottawa.ca/academic/socialsciences/cepi-cips/2014-11-03_hardy-chartrand.mp3]
La relation entre les deux plus grandes puissances d’Asie vit ses pires moments depuis la normalisation des liens en 1972. Tokyo et Beijing s’accusent mutuellement de poser des gestes dangereux et d’être responsable des vives tensions territoriales concernant un groupe d’îles inhabitées en mer de Chine orientale. La tension se reflète également dans l’opinion publique, comme en fait foi un récent sondage indiquant que 90 % des Chinois et des Japonais ont une opinion négative les uns des autres. Beijing accuse maintenant le gouvernement Japonais de revenir au militarisme du Japon impérial, alors que Tokyo est de plus en plus préoccupée par la politique étrangère chinoise. Cette conférence examinera la façon dont la menace est perçue par Tokyo et Beijing et les conséquences de ces perceptions sur les relations bilatérales et la stabilité régionale.
Benoit Hardy-Chartrand est chercheur au Centre pour l’innovation dans la gouvernance internationale (CIGI), situé à Waterloo, en Ontario, où il travaille principalement sur les questions de sécurité en Asie-Pacifique et sur les relations entre la Chine, le Japon et la Corée du Sud. Il est également associé à la Chaire Raoul-Dandurand à l’UQAM depuis 2010. Avant de se joindre à CIGI, il a été en 2012 chercheur au Institute for Sustainability and Peace de l’Université des Nations Unies, à Tokyo au Japon, avant d’être Junior Fellow, toujours à l’Université des Nations Unies. Il a été également été chercheur invité au Shanghai Institutes for International Studies (SIIS), où il a travaillé sur les relations entre la Chine et la Corée du Nord et le rôle de Beijing dans le processus de dénucléarisation. Il a obtenu son baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et sa maîtrise en relations internationales à l’Université du Québec à Montréal. Il a aussi étudié à l’Université Yonsei, en Corée du Sud.