
Date: 30 septembre 2026 - 13h00 à 14h30
Lieu: en ligne
Inscription : Google Forms
Présenté par le CÉPI, le Réseau de recherche en économie politique internationale (RÉPI), et le groupe d’étude universitaire « L’économie politique écologique du train à grande vitesse au Canada »
Le Canada a récemment annoncé son intention de construire « Alto », une ligne ferroviaire à grande vitesse reliant Toronto à Québec, ainsi que les villes situées entre ces deux métropoles. Ce projet est présenté comme un projet d’infrastructure visant à renforcer la cohésion nationale, qui reliera les plus grandes agglomérations du Canada, contribuera à la croissance économique et stimulera le tourisme, tout en réduisant les embouteillages et en diminuant les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports. Pourtant, des sondages récents indiquent que les Canadiens sont divisés sur cette question : certains y voient une entreprise coûteuse qui profitera principalement aux voyageurs d’affaires aisés et qui n’aura que peu d’impact sur l’environnement. Les partisans du projet affirment en revanche qu’il est grand temps que le Canada rejoigne les autres pays du G7 en se dotant d’une ligne ferroviaire à grande vitesse.
Quels enseignements le Canada peut-il tirer des expériences d’autres pays en matière de train à grande vitesse ? Quelles conditions politico-économiques peuvent contribuer à la réussite d’un projet de train à grande vitesse ? Quels facteurs peuvent entraîner des dépassements de coûts et l’échec d’un projet ? Ce webinaire sur Zoom réunit des experts spécialisés dans les projets internationaux de train à grande vitesse – notamment au Japon, aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Espagne –, qui constituent tous de précieuses sources d’enseignements tant pour les dirigeants politiques canadiens que pour les citoyens avertis.
Cet événement sert également de lancement informel du nouvel ouvrage intitulé « The Political Economies of High-Speed Rail: A Global View » (Taylor & Francis).
Parmi les intervenants figurent :
Veuillez noter que cet événement se déroule exclusivement en ligne.
Conférenciers :
Anthony Perl est professeur d’études urbaines et de sciences politiques à l’université Simon Fraser ; il est diplômé de l’université Harvard et de l’université de Toronto. Expert de renommée internationale dans les domaines des transports, de l’urbanisme et de la politique environnementale, il est l’auteur ou le coéditeur de onze ouvrages — dont *Transport Revolutions* et *Big Moves* — et a publié de nombreux articles dans des revues scientifiques de premier plan. Parallèlement à ses recherches universitaires, M. Perl a conseillé des gouvernements en Amérique du Nord, en Europe et en Australie, a siégé au conseil d’administration de VIA Rail Canada et à la Commission d’urbanisme de Vancouver, et a présidé d’importants comités ferroviaires au sein du Transportation Research Board des États-Unis.
Geoffrey Dudley est chercheur associé honoraire au sein de l’Unité d’études sur les transports de l’université d’Oxford. Il s’intéresse tout particulièrement à la gouvernance des transports et à l’analyse des dynamiques de l’évolution des politiques publiques.
Andrew R. Goetz est professeur au département de géographie et d’environnement de l’université de Denver, aux États-Unis. Ses domaines de recherche comprennent la géographie des transports, les études urbaines, l’aménagement du territoire et le développement durable, avec un accent particulier sur les investissements dans les infrastructures de transport aérien, de transport urbain et de train à grande vitesse.
Jessamyn R. Abel est professeure d’études asiatiques et d’histoire à l’université d’État de Pennsylvanie. Historienne spécialisée dans le Japon moderne, elle s’intéresse notamment à la démocratisation, à la technologie, aux infrastructures, au sport et aux relations internationales. Son dernier ouvrage, *Dream Super-Express : A Cultural History of the World’s First Bullet Train*, aborde les années 1960 à travers le prisme du Tōkaidō Shinkansen, montrant comment les infrastructures dépassent leur fonction première de moyen de transport pour remplir des rôles culturels et sociologiques. Ses recherches actuelles portent sur le Japon d’après-guerre et visent à examiner le rôle des institutions publiques dans la démocratisation.
Natalia Buier est chercheuse Ramón y Cajal à l’Université Complutense de Madrid ; ses travaux portent sur l’économie politique des infrastructures, des ressources et des changements socio-écologiques. Elle est l’auteure de *Frontiers of Appropriation: Spanish High-Speed Rail and Capitalist Environment-Making* et co-éditrice, aux côtés de Susana Narotzky et Theodora Vetta, de *Agricultural Extractivism in the Mediterranean Region: A Socioecological View* (Palgrave Macmillan, 2026). Ses recherches actuelles portent sur une ethnographie historique de l’épuisement des nappes phréatiques dans le sud-ouest de l’Espagne.
Pas de courrier indésirable. Seul le contenu authentique.
