Jean-François Doulet, docteur en géographie de l’université Paris-Nanterre et habilité à diriger des recherches de Sorbonne Université, est professeur auxiliaire au Département de géographie, environnement et géomatique de l’Université d’Ottawa. Maître de conférences à l’Université Paris-Est Créteil (UPEC), il est rattaché à l’École d’urbanisme de Paris, chercheur au Lab’Urba et chercheur associé au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po / CNRS.
Ses recherches portent sur la géopolitique de la science et la diplomatie scientifique. Il étudie la manière dont les transformations de l’ordre international reconfigurent la production et la circulation des connaissances ainsi que la conception des coopérations universitaires et des politiques de recherche. Dans cette perspective, il analyse la diplomatie scientifique comme une gestion des interdépendances stratégiques. Cette approche interroge la manière dont les États et les institutions scientifiques organisent leurs coopérations, maîtrisent leurs dépendances et préservent leurs capacités d’action dans un contexte de compétition accrue. Il développe notamment une analyse des régimes d’action de la diplomatie scientifique, structurée autour des tensions entre ouverture et fermeture, coopération et compétition. Ses travaux s’inscrivent dans une perspective comparative portant sur la Chine, les États-Unis, l’Europe et le Canada. Ces travaux s’appuient sur huit années d’expérience au sein de la diplomatie scientifique et universitaire française, à l’Ambassade de France en Chine de 2018 à 2022, puis au Canada de 2022 à 2026. Cette expérience nourrit une démarche qui associe recherche académique et analyse des pratiques de la coopération scientifique internationale.
Spécialiste de la Chine depuis plus de trente ans, il poursuit également des recherches sur les transformations urbaines et les modes de gouvernement des villes et des territoires. À partir du cas chinois, replacé dans une perspective comparative, il étudie les relations entre urbanisation, infrastructures et mobilités, ainsi que la circulation internationale des modèles urbains. Il s’intéresse notamment à la gestion territoriale des réseaux et à la manière dont elle accompagne et oriente les transformations des villes. Son approche articule géographie et science politique pour analyser comment les relations entre l’État, les autorités locales et les acteurs économiques façonnent les choix d’aménagement et les trajectoires de développement urbain.