
Date: 2 octobre 2026 - 9h00 à 17h30
Lieu: FSS 4007, 120 Université Privé, Université d\'Ottawa
Inscription : Google Forms
Présenté par le Canadian Pugwash Group (CPG) et le Centre d’études en politiques internationales (CÉPI)
Depuis l’appel lancé par le Premier ministre à Davos en janvier dernier en faveur d’un engagement actif des puissances moyennes dans la résolution des problèmes internationaux, un débat s’est engagé sur ce que cela signifierait pour la diplomatie canadienne. Notre conférence politique conjointe de cette année donnera la parole à des experts canadiens qui expliqueront comment cette nouvelle priorité accordée à la coopération entre les puissances moyennes pourrait se concrétiser dans six domaines critiques pour la paix et la sécurité internationales. Existe-t-il des moyens de réparer la « rupture » de l’ordre international et de garantir le succès d’une politique étrangère canadienne fondée sur un « réalisme de principe » ? Nous vous invitons à participer, en présentiel ou en ligne, à ce qui sera sans aucun doute un échange de points de vue stimulant.
La participation à cette conférence est gratuite, mais l’inscription préalable est obligatoire.
Programme
9h à 9h30 – Mot d’ouverture
9h30 à 10h30 – Panel 1 : « La sécurité commune : une alternative à la dissuasion »
10h35 à 10h45 – Pause-café
10h45 à 11h45 – Panel 2 : « Au milieu des ruines des accords : le contrôle des armements peut-il renaître ? »
11h45 à 12h45 – Panel 3 : « Les applications militaires de l’IA : peut-on maîtriser cette force imparable ? »
12h45 à 14h – DÉJEUNER
14h à 15h – Panel 4 : « Sécurité dans l’Arctique, Golden Dome et dépenses militaires : comment tirer le meilleur parti de ces recettes exceptionnelles ? »
15h à 15h15 – Pause-café
15h15 à 16h15 – Panel 5 : « La coopération en matière de sécurité spatiale : un objectif essentiel, mais difficile à atteindre »
16h15 à 17h15 – Panel 6 : « Les opportunités pour le Canada de jouer un rôle de premier plan dans la diplomatie des puissances intermédiaires »
17h15 à 17h30 – Remarques finales
Conférenciers :
David Angell est sous-ministre délégué des Affaires étrangères. Il a été nommé à ce poste en mars 2026. Auparavant, M. Angell occupait, depuis mars 2025, les fonctions de conseiller en matière de politique étrangère et de défense auprès du Premier ministre au Bureau du Conseil privé. De 2024 à 2025, il a été directeur politique et sous-ministre adjoint chargé de la sécurité internationale et des affaires politiques au sein d’Affaires mondiales Canada. Entre 2019 et 2024, M. Angell a occupé le poste d’ambassadeur et de représentant permanent du Canada auprès du Conseil de l’Atlantique Nord de l’OTAN. De 2016 à 2019, il a occupé le poste de secrétaire adjoint du Cabinet chargé de la politique étrangère et de défense au Bureau du Conseil privé. Auparavant, M. Angell a été haut-commissaire du Canada au Kenya de 2012 à 2016, après avoir occupé plusieurs postes de haute direction au sein d’Affaires mondiales Canada. Il a notamment été directeur général des organisations internationales, des droits de l’homme et de la démocratie de 2009 à 2012 ; directeur général des organisations internationales de 2008 à 2009 ; et directeur général pour l’Afrique de 2007 à 2008. M. Angell a également été représentant personnel du G8 pour l’Afrique de 2007 à 2012. De 2004 à 2007, il a occupé le poste de haut-commissaire du Canada au Nigeria. Auparavant, il a été représentant suppléant auprès du Conseil de sécurité des Nations unies, a fait partie de l’équipe de direction chargée des négociations de paix en Irlande du Nord, et a travaillé à la Mission permanente du Canada auprès des Nations unies à New York ainsi qu’à l’ambassade du Canada aux États-Unis, à Washington, D.C.
Robin Collins milite depuis plus de 30 ans en faveur du désarmement, de la sécurité commune et d’une défense alternative. De 1996 à 2002, il a été membre du conseil d’administration puis président de Mines Action Canada (MAC), et principal auteur de la prise de position de MAC de 2001 sur les bombes à sous-munitions. Il a également été coprésident du Réseau canadien pour l’abolition des armes nucléaires. Il est actuellement secrétaire du Groupe Pugwash canadien et siège au conseil d’administration du Rideau Institute (RI). M. Collins a collaboré avec le Groupe des 78 et le RI à la rédaction d’une politique de sécurité alternative, intitulée *The Shift to Sustainable Peace and Common Security* (qui sera mise à jour en 2026). Aujourd’hui à la retraite, il a travaillé pendant 40 ans principalement pour des entreprises technologiques spécialisées dans diverses technologies de téléphonie, d’Internet et de microscopie. Il rédige régulièrement des critiques d’ouvrages sur l’environnement, l’évolution et les questions climatiques pour la revue *The Canadian Field-Naturalist*, et tient un blog Substack intitulé « Escape From Certainty ».
Walter Dorn est professeur d’études de défense au Collège militaire royal et au Collège des Forces canadiennes. Il enseigne à des officiers de grade allant de major à général de brigade (et équivalents) originaires du Canada et d’une vingtaine d’autres pays. Scientifique de formation, il est titulaire d’un doctorat en chimie, qu’il a mis au service du contrôle des armes chimiques. En tant que « professeur opérationnel », il participe à des missions sur le terrain et apporte son aide à des organisations internationales, notamment aux Nations unies. Il a siégé au Groupe d’experts des Nations unies sur la technologie et l’innovation dans le cadre des opérations de maintien de la paix et a été actif au sein de la société civile, notamment en tant que consultant pour le CICR, président de la WFMC et président du CPG. Site web : www.walterdorn.net.
Cesar Jaramillo is the Executive Director of SANE Policy Institute and the Chair of the Canadian Pugwash Group. His work focuses on arms control, global governance and international security, and his focus areas include nuclear disarmament, the protection of civilians in armed conflict, emerging military technologies and the trade in conventional weapons. Prior to founding SANE, he was Executive Director of Project Ploughshares for 10 years.
Michael W. Manulak est maître de conférences à la Norman Paterson School of International Affairs de l’université Carleton. Il est l’auteur de *Change in Global Environmental Politics: Temporal Focal Points and the Reform of International Institutions* (Cambridge University Press, 2022), lauréat du prix Chadwick Alger décerné par l’International Studies Association, ainsi que de l’ouvrage à paraître *The Ghost in Geneva: The Untold History of the League of Nations* (Penguin Canada, 2027). Ses articles universitaires et grand public ont été publiés dans Foreign Affairs, Foreign Policy, Review of International Organizations et d’autres revues. Il est coprésident du groupe consultatif chargé du rapport intitulé « Le Canada et les Nations Unies : repenser et reconstruire le rôle mondial du Canada ». De 2015 à 2019, il a occupé des fonctions au sein du gouvernement canadien, principalement au ministère de la Défense nationale, où il a représenté le Canada sur la scène internationale pour les questions liées à la sécurité en matière de prolifération. Il est titulaire d’un doctorat de l’université d’Oxford.
Branka Marijan est chercheuse senior au sein de Project Ploughshares, chercheuse associée au Centre for International Governance Innovation (CIGI) et chargée de cours dans le cadre du programme de master en affaires internationales de la Munk School of Global Affairs and Public Policy de l’Université de Toronto. Ses travaux se situent à la croisée de l’intelligence artificielle, des technologies émergentes, de la sécurité nationale et de la gouvernance internationale. Elle est spécialisée dans la gouvernance de l’IA militaire, des systèmes d’armes autonomes et de l’innovation responsable, et son programme de recherche plus large examine comment les évolutions technologiques redéfinissent la sécurité, la politique de défense et la concurrence géopolitique. Ses travaux récents ont également porté sur la stratégie technologique, les chaînes d’approvisionnement en semi-conducteurs et le rôle des puissances intermédiaires dans l’élaboration de la gouvernance internationale de l’IA. Branka conseille régulièrement des gouvernements, contribue aux débats politiques multilatéraux et participe à des forums internationaux consacrés aux technologies émergentes, au contrôle des armements et à la sécurité mondiale. Elle a collaboré avec des ministères canadiens, des organisations internationales, des établissements universitaires et des partenaires de la société civile afin de promouvoir des approches concrètes en matière de gouvernance de l’IA, de responsabilité et de politique technologique responsable. Avant de se concentrer sur les technologies émergentes, les recherches de Branka portaient sur les sociétés post-conflit, la protection des civils et la réforme du secteur de la sécurité, jetant ainsi les bases de son intérêt constant pour la manière dont les institutions s’adaptent aux changements technologiques et politiques. Elle est titulaire d’un doctorat de la Balsillie School of International Affairs, avec une spécialisation dans les conflits et la sécurité. Ses analyses et ses travaux de recherche ont été publiés dans des revues universitaires, des publications consacrées aux politiques publiques et dans les médias nationaux, où elle écrit et intervient sur la gouvernance de l’intelligence artificielle, l’innovation en matière de défense, la sécurité internationale et l’évolution de la nature de la guerre.
Peggy Mason est présidente de l’Institut Rideau des affaires internationales depuis juin 2014. Sous sa direction, ce groupe de réflexion indépendant (qui n’accepte aucun financement du gouvernement ni du secteur privé) s’efforce, par le biais de la recherche sur les politiques, du plaidoyer et de l’engagement du public, de redynamiser les rôles du Canada dans le monde en matière de maintien de la paix, de médiation diplomatique, de contrôle des armements et de désarmement, ainsi que de consolidation de la paix, grâce à un multilatéralisme inclusif, au renforcement des capacités de l’ONU en matière de prévention des conflits et de résolution pacifique des conflits, et au renforcement progressif du droit international. Dans un contexte où l’administration américaine s’attache à affaiblir considérablement l’ONU et le droit international, l’Institut Rideau s’est associé au Groupe canadien Pugwash dans le cadre d’un projet commun intitulé « Jeter les bases d’une sécurité commune à une époque d’insécurité fondamentale ». Membre fondatrice de la Common Law Honour Society de l’Université d’Ottawa (2003), Mme Mason mène une brillante carrière marquée par une expertise diplomatique et spécialisée dans le domaine de la sécurité internationale, avec un accent particulier sur les Nations unies, où elle a occupé le poste d’ambassadrice du Canada pour le désarmement de 1989 à 1995. Au cours de cette période, elle a dirigé les délégations canadiennes aux conférences d’examen du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) et du Traité sur les armes biologiques et à toxines (TAB), a présidé des groupes d’experts des Nations unies sur la vérification du contrôle des armements et la réglementation des armes légères, et a siégé pendant deux mandats au Conseil consultatif du Secrétaire général des Nations unies sur le désarmement. En 2016, elle a reçu un prix d’excellence décerné par l’association « Canadians for a Nuclear Weapons Convention » pour son engagement en faveur d’un monde exempt d’armes nucléaires. En tant que mentor, formatrice et conceptrice d’exercices régulière (1995-2014), Mme Mason a apporté la perspective politique et diplomatique des Nations unies à toute une série d’exercices de formation militaire organisés par les Nations unies, l’OTAN et l’Union européenne, afin d’aider à préparer les commandants militaires et leurs états-majors supérieurs à des opérations complexes et multidisciplinaires de maintien de la paix et de stabilisation en situation de crise, notamment les déploiements de la FIAS en Afghanistan. Peggy Mason est fière d’être un membre de longue date et actif de plusieurs organisations non gouvernementales canadiennes œuvrant pour la paix et la sécurité, notamment le Groupe des 78 (ancienne présidente et actuelle membre du conseil d’administration), le Groupe canadien de Pugwash (vice-présidente) et le Réseau canadien pour l’abolition des armes nucléaires (membre du conseil consultatif). Note complémentaire : Peggy Mason était conseillère en politique de sécurité internationale au sein du cabinet de Joe Clark, alors ministre des Affaires étrangères du Canada, lorsque le Canada a refusé de participer officiellement au programme de recherche SDI (« Guerre des étoiles ») du président Reagan. En novembre 2025, elle a témoigné devant la commission permanente du Sénat chargée de la sécurité nationale, de la défense et des anciens combattants contre la participation du Canada aux volets de défense antimissile balistique stratégique du projet « Golden Dome » du président Trump.
Paul Meyer est Fellow en sécurité internationale et professeur auxiliaire d’études internationales à l’université Simon Fraser. Il est membre fondateur de l’Outer Space Institute, conseiller principal d’ICT4Peace et directeur du Canadian Pugwash Group. Avant d’occuper ses fonctions actuelles en 2011, M. Meyer a fait carrière pendant 35 ans dans le service extérieur canadien, notamment en tant qu’ambassadeur du Canada auprès des Nations unies et de la Conférence du désarmement à Genève (2003-2007). Il enseigne un cours sur la diplomatie à l’École d’études internationales de l’Université Simon Fraser et écrit sur les questions de diplomatie canadienne, de non-prolifération et de désarmement nucléaires, de sécurité spatiale et de cybersécurité internationale.
Andrew Rasiulis est chercheur au Canadian Global Affairs Institute (CGAI) et intervient régulièrement dans les médias au sujet de la guerre russo-ukrainienne. Il a publié de nombreux articles sur la stratégie conventionnelle, la maîtrise des armements et la coopération internationale en matière de formation militaire. Il a rejoint le ministère de la Défense nationale en 1979 en tant qu’analyste au sein de la Direction de l’analyse stratégique, où il s’est spécialisé dans les questions politico-militaires stratégiques relatives aux forces conventionnelles. Il a ensuite occupé les fonctions de représentant du ministère de la Défense nationale au sein du groupe de travail de haut niveau de l’OTAN sur la maîtrise des armements conventionnels, puis de conseiller en matière de défense auprès de la délégation canadienne aux négociations sur la maîtrise des armements conventionnels à Vienne. Il est devenu le premier directeur de la formation et de la coopération militaires (DMTC), chargé de gérer le programme canadien de coopération militaire internationale. Il est titulaire d’une licence de l’université de Toronto et d’une maîtrise de la Norman Patterson School of International Affairs de l’université Carleton.
Tariq Rauf est actuellement expert indépendant en gouvernance nucléaire, basé à Vienne. Il est formateur d’experts (désarmement et maîtrise des armements) à l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR) d’Hiroshima, ainsi qu’à l’École internationale sur le désarmement et la recherche sur les conflits (ISODARCO). Il a précédemment été membre du Groupe de personnalités éminentes pour la promotion concrète du désarmement nucléaire, créé par le ministre des Affaires étrangères du Japon, ainsi que responsable de la vérification et de la politique de sécurité ; chef de délégation suppléant aux conférences du TNP ; chargé de liaison avec l’AIEA et point de contact pour le Groupe des fournisseurs nucléaires, le Comité de la résolution 1540 du Conseil de sécurité des Nations unies et l’Équipe spéciale de lutte contre le terrorisme ; coordinateur des approches multilatérales de l’AIEA relatives au cycle du combustible nucléaire (réserve d’uranium faiblement enrichi de l’AIEA à Angarsk, assurance du combustible nucléaire britannique, banque d’uranium faiblement enrichi de l’AIEA) ; responsable du Forum de l’AIEA sur l’expérience des zones exemptes d’armes nucléaires pertinentes pour le Moyen-Orient ; bureau relevant du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
Ernie Regehr a consacré la majeure partie de sa carrière aux domaines du désarmement nucléaire, du contrôle des transferts militaires et de la sécurité humaine. Il est cofondateur et a été, pendant trente ans, directeur exécutif de Project Ploughshares, un institut de recherche sur la paix basé au Canada et spécialisé dans le désarmement et la sécurité internationale. Plus récemment, ses travaux se sont orientés vers la sécurité dans l’Arctique et la politique de défense canadienne. Ernie est actuellement chercheur principal à la Fondation Simons Canada et chercheur associé au Centre for Peace Advancement du Conrad Grebel University College, à l’université de Waterloo. Il est Officier de l’Ordre du Canada.
Nisha Shah est professeure associé à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa. Ses recherches portent sur les relations internationales, la sécurité internationale et la géographie politique, avec un intérêt particulier pour l’histoire de la science et de la technologie dans la politique mondiale. Son projet actuel, Calibrating Lethality, retrace l’histoire de l’éthique de la mort en temps de guerre à travers la conception et le développement des armes. Elle est actuellement corédactrice de The Review of International Studies.
Sam Vaez est un éminent stratège et chercheur en politique étrangère, fort de plus de 15 ans d’expertise dans les domaines de la sécurité internationale, du désarmement et de la recherche innovante. Il est titulaire d’un doctorat en relations internationales de l’université de Leeds. Actuellement directeur du Groupe Pugwash canadien, il s’appuie sur son expérience d’ancien professeur, de directeur de département et de participant aux initiatives de paix des Nations unies pour contribuer à façonner l’architecture de sécurité mondiale.
Jessica West est chercheuse principale au sein de l’organisation Project Ploughshares et chercheuse senior au Centre for International Governance Innovation. Elle dirige des travaux de recherche sur la sécurité spatiale, la gouvernance spatiale et la prévention des conflits en orbite. Ses travaux examinent comment les technologies émergentes et l’évolution des utilisations militaires, commerciales et civiles de l’espace influent sur la paix et la sécurité internationales, le contrôle des armements, la vie civile et les efforts visant à garantir un espace sûr, durable et accessible à tous. Jessica participe régulièrement aux travaux des Nations unies sur la sécurité spatiale, la sûreté spatiale et la prévention d’une course aux armements dans l’espace. Elle est membre du Groupe Pugwash canadien.
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