Date: 30 avril 2025 - 13h30 à 15h00
Lieu: FSS 4006, 120 Université Privé, Université d\'Ottawa
Présenté par le CÉPI
Le démantèlement de la primauté des formes traditionnelles de témoignage humain est crucial si nous voulons faire face à une ère de guerre technoscientifique, de catastrophe écologique et de capture technologique. Les médias et la médiation sont au cœur de ces crises croisées et de la capacité humaine à construire de nouvelles façons de connaître et d’être après la fin du monde. Dans cet exposé, Michael Richardson montre comment les formes écologiques, machiniques et algorithmiques de témoignage peuvent nous aider à mieux comprendre et à mieux réagir. En relâchant l’emprise humaine sur le témoignage, des politiques de communication alternatives et pluriverselles deviennent possibles. Pour illustrer ce potentiel, cet exposé examine les médiations, les affects et les relations de communication du témoignage non humain à travers un éventail de sites, des essais nucléaires sur les terres des Premières nations à la guerre des drones autonomes en passant par les outils d’investigation algorithmiques.
En savoir plus sur le livre de Michael Richardson intitulé Nonhuman Witnessing: War, Data & Ecology after the End of the World:

Conférencier :
Michael Richardson est un écrivain, un chercheur et un enseignant qui vit et travaille dans les pays Gadigal et Bidjigal à Sydney, en Australie. Il est professeur associé en médias et culture à l’UNSW, où il codirige le Media Futures Hub, et chercheur associé à l’ARC Centre of Excellence on Automated Decision-Making + Society (Centre d’excellence ARC sur la prise de décision automatisée et la société). Ses recherches portent sur la technologie, le pouvoir, le témoignage, le traumatisme et l’affect dans des contextes de guerre et de crise écologique. Ses derniers ouvrages sont Nonhuman Witnessing : War, Data, and Ecology after the End of the World (Duke University Press, 2024) et Drone Aesthetics : War, Culture, Ecology (Open Humanities Press, 2024), coédité avec Beryl Pong.
Modératrice :
Nisha Shah est professeure agrégée d’études politiques à l’Université d’Ottawa et directrice associée du CÉPI.