
Date: 14 septembre 2015 - 12:00
Lieu: online
BENTLEY B. ALLAN, Université Johns Hopkins.
Présenté par le CÉPI et le Réseau en théories internationales (RTI).
Gratuit. En anglais. Aucune inscription requise. Les places sont limitées et disponibles sur la base du « premier arrivé, premier servi ».
Du 16e siècle jusqu’aux années 1950, «le climat» visait les conditions météorologiques locales. Aujourd’hui, c’est un système de prospection géophysique global et de forces moléculaires faisant l’objet d’une structure de gouvernance en croissance. Comment expliquer l’émergence d’une gouvernance climatique? Comment avons-nous eu l’idée qu’il y avait un climat mondial à faire réglementer et comment sommes-nous arrivé à inclure diverses composantes telles que les usines chinoises et les forêts indonésiennes? Cela pose un casse-tête pour la théorie des relations internationales qui a jusqu’à maintenant porté sur la manière dont les problèmes se retrouvent sur l’ordre du jour des États, ou comment ceux-ci sont encadrés dans la négociation et la conception institutionnelle. Elle ignore par ailleurs la question des constituantes de la gouvernance. Allan démontre que les organismes étatiques, en particulier les éléments de l’armée américaine, en forment la constitution du climat en finançant les sciences géophysiques au cours de la guerre froide et en s’appuyant sur des experts de l’IO pour élargir le climat dans les années 1990. Les scientifiques et les experts, tous influencés par le pouvoir d’e l’État, conservent l’autorité épistémique pour définir, ordonner et calculer les détails reliés au climat.
Bentley B. Allan est professeur adjoint de sciences politiques à l’Université Johns Hopkins. Il a obtenu son doctorat à l’Université de l’Ohio State en 2012. Allan a des intérêts de recherche en science et politique mondiale, la politique environnementale, la gouvernance mondiale, et les méthodes qualitatives. Son livre « From Means to Ends: How Scientific Cosmology Transformed International Politics, 1550-2015 », retrace la manière dont les idées scientifiques se sont intégrées dans les commandes internationales depuis le 16ème siècle, afin de démontrer les effets des cosmologies scientifiques sur les objectifs des États. Ses autre stravaux de recherche découlent de cette idée pour promouvoir une compréhension nuancée de la connaissance et expertise scientifique en politique internationale. En outre, avec Ted Hopf (Université nationale de Singapour) et Srdjan Vucetic (Université d’Ottawa), il travaille à développer une base de données de rapports sur l’identité nationale.
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