
Date: 27 mars 2026 - 9h00 à 10h30 HAE
Lieu: en ligne
Inscription : Google Forms
Présenté par le CÉPI, le programme Afrique du Real Life Research Institute, le Réseau de recherche sur le genre, la paix et le développement et le Réseau de recherche sur les femmes, la paix et la sécurité
L’expansion rapide de l’accès à Internet et de la connectivité mobile en Afrique subsaharienne s’est accompagnée d’une augmentation des violences sexistes facilitées par la technologie (TFGBV), mettant en évidence d’importantes lacunes réglementaires et institutionnelles. En 2021, ONU Femmes a signalé que près de 40 % des femmes en Afrique avaient été victimes d’abus en ligne, les jeunes femmes âgées de 18 à 35 ans étant disproportionnellement ciblées. Dans sa résolution 522 sur la protection des femmes contre la violence numérique en Afrique, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples reconnaît la prévalence croissante de la violence sexiste facilitée par la technologie, notamment le cyberharcèlement, le partage non consensuel d’images intimes et le harcèlement coordonné en ligne, qui vise en particulier les femmes occupant des fonctions publiques et politiques. Récemment, au Kenya et au Ghana, des incidents impliquant le tournage et le partage non consensuels d’images intimes de femmes et de filles par un visiteur étranger utilisant des lunettes équipées d’une intelligence artificielle ont suscité une nouvelle vague d’inquiétude à travers l’Afrique, soulignant le besoin urgent de renforcer les protections juridiques et d’améliorer la collaboration entre les pays pour lutter contre les abus numériques.
Dans ce webinaire, les participants discuteront des nouvelles formes de violence à l’égard des femmes et des filles facilitées par la technologie en Afrique subsaharienne, examineront les écarts entre les engagements juridiques et les réponses institutionnelles, et identifieront des stratégies pratiques et coordonnées de prévention, de protection et de responsabilisation, tout en situant ces défis dans le cadre d’efforts mondiaux plus larges visant à lutter contre la violence numérique fondée sur le genre.
Résultats attendus
Conférenciers :
Horname Sylvia Noagbesenu est une avocate qui compte plus de 22 ans d’expérience dans les domaines des droits humains, de la paix et de la sécurité, de la défense des droits des femmes et du développement. Elle est actuellement directrice des politiques, de la planification, du suivi et de l’évaluation, et directrice par intérim de l’Institut pour les femmes, les jeunes, la paix et la sécurité au Centre international Kofi Annan pour le maintien de la paix et la formation (KAIPTC). Elle a collaboré avec des gouvernements, des organisations de la société civile et d’autres parties prenantes au Ghana, en Gambie, au Kenya, au Liberia, en Ouganda et en Éthiopie afin de faire progresser les processus de promotion des droits humains et de consolidation de la paix, tout en collaborant avec des mécanismes et des institutions régionaux et internationaux, notamment le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, la Commission de la condition de la femme des Nations unies, le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), l’Examen périodique universel des Nations unies, le Panel d’inspection de la Banque mondiale, la Commission de l’Union africaine, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples et la CEDEAO.
Prudence Chepngeno est une praticienne de la gouvernance numérique et de la consolidation de la paix qui travaille à la croisée des technologies émergentes, des politiques en matière d’intelligence artificielle et de l’analyse des conflits en Afrique subsaharienne. Son travail fait le lien entre la recherche et la pratique en faisant progresser les approches institutionnelles de la gestion des risques liés aux technologies et en renforçant les réponses politiques aux vulnérabilités émergentes dans des environnements politiques complexes. La discussion de Prudence portera sur les lacunes réglementaires, les mécanismes de responsabilité et l’élaboration de garanties fondées sur les droits et sensibles au genre dans le cadre de la gouvernance numérique en pleine évolution.
Roselyn Kwaramba est chercheuse associée au Real Life Research Institute – Programme Afrique. S’appuyant sur son expérience dans le domaine des programmes de développement axés sur les jeunes et du conseil aux ONG, elle abordera la manière dont les préjudices liés au genre facilités par l’IA affectent les communautés à travers l’Afrique, en particulier les jeunes femmes et les groupes vulnérables. Sa présentation mettra en lumière la manière dont les victimes réagissent aux préjudices en ligne et les stratégies pratiques, menées par les communautés, en matière de prévention, de sensibilisation et de renforcement de la résilience.
Remarques finales :
Rebecca Tiessen est une universitaire canadienne dont les travaux portent sur le développement international et le genre. Elle a aidé Affaires mondiales Canada à mettre au point des outils permettant de mesurer l’efficacité des projets de développement. Ses travaux consistent généralement à évaluer si les stratégies de développement utilisées par les administrations peuvent être transformatrices ou si le changement au sein des systèmes est entravé et nécessite une structure externe pour être efficace. Elle est professeure titulaire à l’École de développement international et d’études mondiales de l’Université d’Ottawa et codirectrice du Réseau de recherche sur le genre, la paix et le développement de cette même université.
Modérateur :
Ernest Lequimboh est un auteur primé, stratège politique et leader d’opinion émergent à la croisée de l’intelligence artificielle, de la gouvernance et du leadership public inclusif. Auteur de 10 Investments You Must Make Before 40 (10 investissements à faire avant 40 ans), il prône une autonomisation financière disciplinée et fondée sur des valeurs. Ancien élève distingué de la Conférence des leaders mondiaux du Commonwealth du duc d’Édimbourg, il représente une nouvelle génération de penseurs africains engagés à l’échelle mondiale. Il occupe le poste d’analyste législatif et de responsable politique au sein du gouvernement du Nunavut, où il est spécialisé dans la modernisation législative. Fort d’une formation universitaire en études sur les femmes et le genre, en droit et en politique publique, et d’études avancées en IA et DevOps, son prochain article examine de manière critique la capacité de gouvernance de l’IA.
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