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Par Figaro Aurélus & Stephen Baranyi
Une note de synthèse du CÉPI, juillet 2026
En bref…
- Pour pallier les défaillances des forces de sécurité nationales et internationales qui luttent contre la violence des gangs armés ou pour défendre leurs vies et leurs propriétés, les membres de certaines communautés s’organisent en Haïti en mettant sur pied des « groupes d’autodéfense armés », aussi appelés des « brigades de vigilance ». Mises à part certaines dénonciations, la présence et le travail de ces groupes semblent tolérés au sein des populations. Mais les risques de leur transformation en bandes armées criminelles semblent élevés.
- Ce rapport tente de déterminer les meilleures politiques d’encadrement des groupes d’autodéfense par les acteurs étatiques en Haïti. Il s’appuie d’abord sur la recherche documentaire en Haïti, sur des études haïtiennes du vigilantisme, ainsi que les travaux des experts de l’Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée (GI-TOC). Ensuite, il situe ces expériences haïtiennes dans le panorama plus large d’une étude sur des groupes de justiciers, dans les contextes du Nigeria, du Mexique et du Burkina Faso.
- Sur cette base, l’étude argumente que l’encadrement des groupes d’autodéfense en Haïti exige une stratégie claire, notamment la réalisation d’un diagnostic de la situation et l’organisation d’un dialogue ; la mise sur pied d’un programme d’encadrement des groupes armés ; l’établissement d’un plan de sortie avec des étapes successives ; et un processus d’intégration qui inclut la lutte contre l’impunité et l’implication des communautés concernées.
Figaro AURÉLUS, cadre supérieur de la Police Nationale d’Haïti (PNH), spécialiste en sécurité publique, juriste, criminologue et gestionnaire à la tête de l’Académie Nationale de Police (ANP).
Stephen BARANYI est professeur à l’École de développement international et mondialisation à l’Université d’Ottawa.