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Par John Garrick et Margaret McCuaig-Johnston
Un rapport politique du CÉPI, janvier 2023

  • Aucun pays de la région indo-pacifique n’est plus proche du Canada par son caractère et sa nature que l’Australie. Peu de pays sont mieux placés dans la région indo-pacifique pour collaborer et compléter leurs forces respectives. Un degré élevé de confiance est déjà établi après de nombreuses années en tant que partenaires « Five-Eyes » dans le domaine du renseignement. Ces facteurs expliquent peut-être pourquoi l’Australie a été la première destination après le directeur exécutif était chargé, à Affaires mondiales Canada en novembre 2019, d’élaborer la première stratégie indo-pacifique du pays.
  • Cette stratégie a été publiée le 27 novembre 2022, après trois années de consultation et d’élaboration, et a reçu un accueil très favorable. Ses objectifs stratégiques sont interconnectés, notamment pour promouvoir la paix, la résilience et la sécurité ; développer le commerce, l’investissement et la résilience de la chaîne d’approvisionnement ; investir dans les personnes et les relier entre elles ; construire un avenir durable et vert ; et être un partenaire actif et engagé dans la région indo-pacifique. La stratégie décrit également les moyens par lesquels le Canada s’est engagé, et continuera de s’engager, de manière constructive avec d’autres pays de la région, notamment le Japon, la Corée du Sud, l’Inde et les pays de l’ANASE.
  • Nous recommandons ici cinq axes interdépendants pour la stratégie indo-pacifique qui, s’ils sont bien développés et mis en œuvre, devraient aider les cadres politiques canadiens et australiens à atteindre une efficacité optimale :
    • Étendre les liens diplomatiques
    • Élargir et diversifier les relations économiques
    • Approfondir les partenariats en matière de défense et de sécurité
    • Renforcer l’assistance internationale
    • Protéger les valeurs démocratiques et le respect des droits de l’homme
  • Dans les mois et les années à venir, le défi consistera pour les deux pays à mettre en œuvre des stratégies indo-pacifiques globales qui relient les initiatives de terrain à des opportunités plus larges et contribuent à réorienter positivement les relations les plus difficiles, dans la mesure du possible, vers des tons plus coopératifs et diplomatiques plutôt que vers des positions militaristes et agressives.

John Garrick est chercheur en droit à l’université Charles Darwin. Il est avocat à la Cour suprême d’Australie et travaillait auparavant dans un cabinet d’avocats privé à Sydney, spécialisé dans le droit commercial, la réforme du droit commercial chinois et le droit international comparé. M. Garrick a beaucoup travaillé dans les domaines juridique et universitaire à Hong Kong, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord et en Australie, et il est l’auteur et le co-éditeur d’un large éventail de publications scientifiques. Il est titulaire d’un LLB (Hon 1, UTS), d’un M.SocStud (Policy) (Sydney) et d’un Ph.D (UTS).

Margaret McCuaig-Johnston est membre supérieur de l’École supérieure d’affaires publiques et internationales (ÉSAPI) et de l’Institut pour la science, la société et la politique (ISSP), tous deux à l’Université d’Ottawa. Elle est également membre du conseil d’administration du Conseil international du Canada, du Forum Canada-Chine, de Human Rights Watch Canada, du futur China Risks Institute, et conseillère politique pour le Uyghur Rights Advocacy Project. Ses recherches portent notamment sur les violations des droits de l’homme en Chine et les technologies utilisées pour la surveillance, ainsi que sur le système d’innovation chinois. Elle a été fonctionnaire canadienne pendant 37 ans, notamment en tant que sous-ministre adjointe. Elle est titulaire d’une maîtrise en relations internationales axée sur la Chine et d’une licence en économie politique.