Date: 13 janvier 2017 - 12h00 à 13h30
Lieu: FSS 5028, 120 University Private
Présenté par le CÉPI
Les défenseurs des nouvelles technologies (comme les nanotechnologies, les biotechnologies, les technologies de l’information et la robotique) promettent des possibilités de changement énormes. La conception de ces technologies est justifiée parce qu’elles sont susceptibles d’atténuer la majorité de nos principaux problèmes, y compris la sécurité énergétique, la salubrité des aliments, le changement climatique, la santé mondiale, la pauvreté extrême, etc. Cependant, cette promesse d’un changement rapide à l’échelle planétaire soulève un certain scepticisme quant à l’orientation de ce changement : qui en profitera et qui en subira les inconvénients, le cas échéant?
Dans le contexte de la gouvernance des nouvelles technologies, le « dilemme de Collingridge » exprime très clairement le problème qui risque de se poser. Au départ, nous sommes aux prises avec un manque d’information – nous ne savons tout simplement pas si la technologie sera « bonne ou mauvaise » (pour citer l’humoriste Ali G.). Plus tard, lorsque nous commençons à en comprendre les répercussions, nous faisons souvent face à un manque de pouvoir – il est souvent trop tard pour exercer un contrôle efficace sur la diffusion et les conséquences de la technologie.
Malgré ce dilemme épineux, il existe déjà de nombreuses pratiques de gouvernance et de gestion efficaces. M. Saner donnera des exemples des enjeux actuels et présentera des façons d’assurer une gouvernance proactive des nouvelles technologies.
Dr. Marc Saner est le premier directeur de l’Institut de recherche sur la science, la société et la politique publique (en fonction depuis le 1er juillet 2010) et est professeur agrégé au Département de géographie de l’Université d’Ottawa. Avant d’être nommé à ce poste, il a assumé les fonctions de directeur général de l’Initiative de gouvernance réglementaire de l’École des politiques publiques et d’administration de l’Université Carleton ainsi que de directeur des évaluations et premier vice-président du Conseil des académies canadiennes. Auparavant, M. Saner a été directeur de l’Institut sur la gouvernance au sein duquel il a créé le secteur de l’éthique et de la gestion des risques et cogéré le programme de technologie et de gouvernance. (Https://ca.linkedin.com/in/marcsaner)
**Gratuit. Présentation en anglais. Inscription non requise. Les places sont limitées et seront disponibles sur la base du « premier arrivé, premier servi ».