
Date: 18 avril 2017 - 12h00 à - 13h30
Lieu: Pavillon des diplômés Alex-Trebek, 157 Séraphin-Marion Private
Présenté par le CÉPI
Les dénonciateurs mettent leur carrière, leur réputation et parfois même leur vie en jeu pour dénoncer les méfaits et les abus de pouvoir. Lorsque l’athlète russe Yulia Stepanova a fourni publiquement des preuves de dopage dans le programme d’athlétisme russe, elle et son mari ont été forcés de fuir aux États-Unis. Le système qu’elle exposait impliquait non seulement l’encouragement des athlètes à prendre des médicaments qui améliorent leur performance, mais aussi toute la corruption dans le but d’esquiver les efforts d’antidopage internationaux.
Richard McLaren donnera un aperçu des approches actuelles pour protéger les dénonciateurs des secteurs public et privé. Il expliquera aussi les avantages et les inconvénients de certains systèmes et présentera les grandes lignes directrices des futures réformes. Cette présentation est fondamentale pour quiconque s’intéresse à la politique dans le sport, à la lutte antidopage, à la lutte contre la corruption et à la protection des dénonciateurs.
Richard McLaren a obtenu un H.B.A. (Université Western), LL.B. (Université Western), LL.M. (London). Il a été avocat plaidant et procureur au Barreau du Haut-Canada au Barreau de l’Ontario. Il a aussi été avocat au cabinet d’avocats McKenzie Lake Lawyers LLP à London (Ontario), et professeur de droit et doyen intérimaire à l’Université Western en Ontario. Par ailleurs, il a été doyen associé de 1979 à 1982 où il a enseigné de nombreux cours tels que : mode substitutif de résolution des différends, contrats, droit commercial, financement garanti, financement immobilier, droits des créanciers et débiteurs, droit du sport, faillite et insolvabilité, et droit des affaires.
M McLaren a de l’expérience en tant qu’avocat commercial, arbitre de travail et commercial et médiateur. Il est un membre depuis longtemps au tribunal arbitral du sport (TAS), basé à Lausanne, en Suisse. Il a été membre de la Chambre ad hoc du TAS aux Jeux olympiques d’hiver de Nagano, au Japon en 1998 et à Turin en Italie (2006), mais aussi aux Jeux olympiques d’été : à Sydney en Australie (2000) ; à Athènes en Grèce (2004) ; à Pékin en Chine (2008) et aux Jeux du Commonwealth à Manchester en Angleterre en 2002.
M McLaren a été le fondateur du programme provisoire ADRsportRed qui a été le prédécesseur du Centre de règlement des différents sportifs du Canada (CRDSC) où il a rédigé le Code d’arbitrage et a été arbitre en chef pour les trois ans inauguraux jusqu’en 2006. Le CRDSC est un organisme qui a pour objectif de régler les différends à l’échelle nationale du système sportif canadien.
Membre de longue date à la Cour internationale d’arbitrage pour le sport, il a rejoint l’ancien sénateur américain George J. Mitchell lors de l’enquête menée par la Major League Baseball sur l’utilisation des stéroïdes, qui a abouti au célèbre rapport Mitchell en 2007. M McLaren a également dirigé l’enquête pour le Comité olympique des États-Unis dans les présumées dissimulations par USA Track & Field après les Jeux olympiques de Sydney en 2000.
Plus récemment, Richard McLaren a été l’un des trois membres de la Commission indépendante de l’Agence mondiale antidopage,et l’ auteur d’un rapport, publié en novembre, accusant plusieurs athlètes russes de participer à un programme systématique de dopage.
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