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Par Tariq Rauf
Une note de synthèse du CÉPI, novembre 2026

Cette note de synthèse est tirée d’une intervention prononcée lors de la table ronde n° 2 de la conférence intitulée « Le Canada et le défi des puissances intermédiaires », organisée par le Groupe Pugwash canadien (CPG) et le Centre d’études en politiques internationales (CÉPI), à Ottawa, le 2 octobre 2026. Les opinions exprimées n’engagent que l’auteur.

En bref…

  • Avec l’expiration du nouveau traité START, l’augmentation du nombre d’ogives et la banalisation des menaces nucléaires, l’architecture de contrôle des armements mise en place au cours des cinq dernières décennies s’est effondrée. Elle ne peut plus être rétablie telle qu’elle était.
  • La machine diplomatique est au point mort, mais l’infrastructure technique qui la sous-tend — les garanties de l’AIEA et le réseau de surveillance de l’OTICE — continue de fonctionner. C’est dans cette brèche que des progrès sont possibles.
  • Les avancées concrètes résident davantage dans les habitudes que dans l’architecture : une retenue fondée sur les comportements, des engagements contraignants visant à garantir que les humains gardent le contrôle des décisions nucléaires, la suppression des lacunes de vérification du TICE concernant les explosifs de faible puissance, et un moratoire sur les armes dans l’espace.
  • Le Canada devrait renoncer à sa politique consistant à « suivre le mouvement pour éviter les conflits », adhérer au TPNW, interroger ses alliés sur la légitimité de la dissuasion étendue et avancée, et diriger des coalitions thématiques dans l’esprit de la « géométrie variable » prônée par le Premier ministre Carney.

Tariq Rauf est l’ancien responsable de la vérification et de la politique de sécurité, au sein d’un service relevant du directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Il est membre du Groupe Pugwash canadien et des Conférences Pugwash sur la science et les affaires mondiales.