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Par Peter Jones
Rapport du CÉPI, avril 2026

En bref…

  • Cette série d’articles vise à alimenter le débat au Canada sur ce qui constitue sans doute deux des évolutions les plus importantes en matière de politique de défense depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
    • Le premier de ces développements est la décision du Canada de respecter, puis de dépasser largement la recommandation de l’OTAN visant à consacrer 2 % du PIB au budget de la défense, pour atteindre éventuellement jusqu’à 5 % du PIB d’ici 2035 pour les dépenses de défense et les dépenses connexes.
    • Deuxièmement, ces augmentations des dépenses de défense interviennent à un moment où le président Trump remet fondamentalement en question les hypothèses de base concernant les relations canado-américaines et l’avenir de l’engagement des États-Unis envers des institutions telles que l’OTAN.
  • Quatre articles sont publiés ici, le cinquième servant d’épilogue.
    • Le premier article traite de l’acquisition par le Canada du chasseur F-35 et l’examine dans le contexte de la vision traditionnelle de l’armée canadienne selon laquelle une interopérabilité parfaite avec l’armée américaine est la clé de la viabilité à long terme des Forces armées canadiennes.
    • Le deuxième article examine le projet d’acquisition de jusqu’à 12 nouveaux sous-marins dans le contexte du type de marine, et de forces armées au sens large, que cela nous donnera.
    • Le troisième article examine la participation éventuelle du Canada au projet de défense antimissile « Golden Dome » de Trump.
    • Le dernier article jette un regard neuf sur l’implication profonde du Canada dans les armes nucléaires pendant la Guerre froide, un sujet dont la plupart des Canadiens ignorent l’existence aujourd’hui, et se demande si les menaces de Donald Trump de ne plus défendre l’OTAN conduiront les nations européennes à collaborer pour développer une forme de dissuasion qui leur soit propre.
  • À la fin du présent rapport, un cinquième document est joint en guise d’épilogue. Il se distingue quelque peu des autres en ce qu’il s’agit d’un texte plus spéculatif, qui examine ce qui pourrait se passer si les États-Unis venaient à attaquer militairement le Canada. Je ne pense pas que cela soit probable. Mais, face aux déclarations de Trump sur le Groenland et à ses railleries sur le Canada en tant que 51e État, l’effort consistant à réfléchir de manière logique à ce à quoi pourrait ressembler une attaque et à ce qui se passerait si une telle attaque avait lieu s’est avéré être un exercice de réflexion intéressant.

Peter Jones est professeur titulaire à l’École supérieure d’affaires publiques et internationales de l’Université d’Ottawa, ainsi que directeur général d’Ottawa Dialogue. Il est titulaire d’un doctorat en études sur la guerre du King’s College de Londres et d’une maîtrise en études sur la guerre du Collège militaire royal du Canada. Avant de rejoindre l’Université d’Ottawa, il a occupé pendant sept ans le poste d’analyste principal au Secrétariat de la sécurité et du renseignement du Conseil privé du Canada, puis a travaillé pendant sept ans au ministère des Affaires étrangères du Canada. Il a également dirigé le projet sur la sécurité et le contrôle des armements au Moyen-Orient à l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI) en Suède dans les années 1990. Peter anime des dialogues axés sur la résolution de problèmes à travers le monde et a publié ce qui est largement considéré comme l’ouvrage de référence dans ce domaine ; il publie également régulièrement dans les principales revues spécialisées.