Présenté par le CÉPI la Communauté Baha’ie d’Ottawa, et l’Institut Philippe Kirsch.
Gratuit. En anglais avec période de questions bilingue. Aucune inscription requise. Les places sont limitées et disponibles sur la base du « premier arrivé, premier servi ». Un goûter et de rafraîchissements seront servis.
*** Veuillez noter qu’en raison de problèmes techniques, nous avons du coupé les cinq premières minutes de la conférence.****
Certains indiquent que le déclin de la puissance américaine signale la fin de l’ère des droits de l’homme et de la «mission civilisatrice» de la «religion séculaire » de l’Occident. Cela suppose que de telles valeurs viennent de «l’étranger », et qu’autrement, elles n’auraient aucune résonance dans les pays du Sud. De plus, la complexité et les contradictions des sociétés en transition historique vers la modernité ne seraient pas reconnues. Dans ce discours d’apparence anti-hégémonique, les images de l’époque coloniale exotisée du « despotisme oriental » et des cultures traditionnelles fatalistes non-européennes sont reproduites. Comprendre le lien entre les idéologies respectives du libéralisme et du consumérisme, et la relation dialectique entre l’homogénéisation d’une part et des identités particularistes violentes, de l’autre, semblerait être une meilleure approche. Plutôt qu’un repli s’éloignant des droits de l’homme, le défi dans les années à venir sera d’élargir notre compréhension de la dignité au-delà des normes et des institutions formelles, vers des compréhensions spirituelles plus profondes de la justice, de la communauté et de l’appartenance.
Payam Akhavan est professeur à la Faculté de droit à l’Université McGill et chercheur invité à l’Université d’Oxford. Auparavant, il était procureur des Nations Unies à La Haye, est apparu comme conseiller juridique dans plusieurs affaires éminentes devant les cours et tribunaux internationaux, et a travaillé sur les questions des droits de l’homme dans les zones de conflits à travers le monde.
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