
Date: 27 février 2024 - 11h45 à 13h00
Lieu: FSS 4004, 120 Université Privé, Université d\'Ottawa
Présenté par le CÉPI, le Réseau de recherche en économie politique internationale (RÉPI) et le département d’économie de l’Université d’Ottawa
La pandémie et, en particulier, les environnements macroéconomiques actuels après 2021 ont montré que l’inflation n’est pas uniquement un phénomène lié à la demande. En effet, le vieillissement de la population canadienne associé à l’arrivée de nouveaux immigrants, les nouvelles technologies, la crise climatique et les incertitudes politiques dans le monde pourraient accroître les chocs d’offre économique. La Banque du Canada ne peut pas faire face aux chocs d’offre actuels et futurs à un coût faible et équitable pour l’économie et les Canadiens. Ces tendances nécessiteront une nouvelle approche de la politique monétaire. La Loi sur la Banque du Canada doit être révisée en conséquence afin de mieux équilibrer l’indépendance de la Banque et sa responsabilité envers les Canadiens. Certains pays comme la Nouvelle-Zélande, l’Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis ont intégré dans leur loi un comité de la politique monétaire composé de membres extérieurs. Certains de ces pays reconnaissent que la lutte contre l’inflation n’est pas le seul objectif de la politique monétaire et ont opté pour le mandat dual. Cette conférence présentera plus en détails comment la loi sur la Banque du Canada pourrait être révisée pour adapter la politique monétaire à ce nouveau contexte, tout en préservant son indépendance.
Cette conférence se déroulera en anglais et en français.
Conférencière :
Diane Bellemare, titulaire d’un doctorat en économie de McGill et d’une maîtrise de Western Ontario, a été professeure titulaire d’économie à l’UQAM. Au cours de sa carrière universitaire et professionnelle, elle a été membre du Conseil économique du Canada, présidente-directrice générale de la Société québécoise de développement de la main-d’œuvre, présidente de la Commission des partenaires du marché du travail et vice-présidente du Conseil du patronat du Québec. Elle a publié plusieurs ouvrages et articles académiques sur les thèmes du plein emploi, de la sécurité du revenu, des pensions et du vieillissement de la population. Le dernier, Créer et Partager la Prospérité, a été publié en 2013 aux Presses de l’Université du Québec. Elle est sénatrice du Québec depuis 2012, a été coordonnatrice législative au Bureau du représentant du gouvernement au Sénat de 2016 à 2019 et est maintenant membre du Groupe progressiste du Sénat. La sénatrice Diane Bellemare est président du Comité permanent du règlement, de la procédure et des droits du Parlement, ainsi que membre de la direction du Comité sénatorial permanent des banques et du commerce.
Présidente :
Jacqueline Best est professeure titulaire à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa. Ses recherches se situent à l’intersection des relations internationales, de l’économie politique et de la théorie sociale. Ses recherches actuelles portent sur le rôle de l’exceptionnalisme, de l’échec et de l’ignorance dans la politique économique, en retraçant leur évolution depuis les débuts du néolibéralisme jusqu’à aujourd’hui.
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