Date: 22 septembre 2015 - 12:00
Lieu: Ottawa Art Gallery and online
PHILIPPE BROSSARD-BEAULIEU, Université d’Ottawa.
Présenté par le CÉPI et le Réseau en études de sécurité (RÉS).
Gratuit. En anglais avec période de question bilingue. Aucune inscription requise. Les places sont limitées et disponibles sur la base du « premier arrivé, premier servi ».
Les approches post-positivistes sont devenues de plus en plus populaires en Relations Internationales (RI) de la fin des années 1980s à nos jours. Cette popularisation n’est pas isolée. Durant la même période, plusieurs organisations militaires se sont inspirées de concepts post-positivistes pour mener leurs opérations. Cette conférence révèle comment cette traduction a été possible par l’entremise de l’histoire du développement de ‘Systemic Operational Design’ (SOD) en Israël de 1995 à 2015. SOD est une méthodologie pour élaborer des opérations militaires. Cette méthodologie met de l’avant une compréhension non-linéaire du champ de bataille, une prise de décision basée sur la déconstruction et la reconstruction et un commandement fondé sur le choc des idées entre égaux, plutôt que la hiérarchie. Qu’est-ce que le développement de cette méthodologie nous apprend sur la science militaire au 21e siècle et quelles en sont les implications ? La conférence tente de répondre à ces questions par l’entremise du témoignage de 20 chercheurs de la défense, instructeurs militaires et commandants de Tsahal recueilli en mai et juin 2015.
Philippe Beaulieu-Brossard est chercheur postdoctoral CRSH à l’École Supérieure d’Affaires Publics et Internationales à l’Université d’Ottawa. Son intérêt de recherche principal porte sur la politique du savoir sur, et au sein, du Moyen-Orient. Son projet de recherche postdoctoral porte sur la traduction d’idées provenant de la pensée politique critique dans les organisations militaires (Forces de Défenses Israéliennes, Armée Américaine et Forces Canadiennes). Philippe a complété son doctorat en Relations Internationales à l’Université de St-Andrews au Royaume-Uni en décembre 2014. Sa thèse développe une méthodologie et une méthode pour analyser les relations entre la théorie et la pratique politique dans différents cas d’études. Philippe a notamment utilisé cette méthodologie pour révéler l’effet de la production du savoir en Relations Internationales sur la crise du nucléaire iranien (1998-2014). Philippe a récemment publié sur la réflexivité et la théorie de l’acteur-réseau dans International Relations et sur l’effet du concept de smart power dans les relations entre les États-Unis et l’Iran dans l’International Studies Journal.
*Veuillez noter: les photos et/ou l’enregistrement vidéo de cet événement pourrait être affiché sur le site web du CÉPI, le bulletin de nouvelles et/ou les réseaux de médias sociaux.